Les résidents

LEA CORNETTI

En résidence du 13 au 16 septembre

A une époque, fascinée par les postures du corps dans l’histoire de l’art, Léa Cornetti assiste à une performance de danse butô qui va bouleverser son rapport à la peinture et l’amener de façon impérieuse à la pratique de la danse. C’est alors qu’elle se forme au sein de la compagnie Enfin le Jour, par l’approche et la pratique de la danse butô, mais aussi de la danse contemporaine, la danse classique, la kinésiologie, etc. Elle y restera interprète pendant 14 ans, se perfectionnant auprès de chorégraphes comme Daniel Larrieu, Christian Bourigault, Carlotta Ikeda... puis fondera sa propre compagnie et l’association Vita Nova sur Bordeaux, afin de développer ses propres projets et créations. Elle reste ponctuellement interprète dans d’autres compagnies. Ce sera le cas en 2013-2014 dans une création de Jean-Luc Terrade, Les Petites Boîtes. Elle travaille au décloisonnement des langages et de la pensée dans le spectacle vivant. Elle désire développer un rapport intimiste au spectateur, inspirée par l’aspect tragique et absurde de l’existence.


ELOISE DESCHEMIN

En résidence du 19 septembre au 1er octobre

pour le projet Fluxus Distraction
à voir dans le cadre du FAB le 2/10
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Fluxus Distraction a un idéal : Confrontations, Transformations, Cohabitation, Hors Norme. C'est un projet artistique en quatre volets. Chaque volet est imaginé sous forme d'une Résidence Action de quinze jours dans un lieu. Chaque volet fait l'objet d'une réinterprétation locale, au sein d'un théâtre, d'un espace muséale, d'un espace mémoriel ou d'un établissement publique. L'enjeu est d'interroger le cadre. Pour mettre en scène les outils de langage (chorégraphique-mots-vidéo-sonore...) et fabriquer une forme adaptée au contexte. Ici, le troisième volet, D&D Construction, s'imagine au Glob Théâtre, du 20 au 30 septembre 2016.
D&D Construction mixe deux savoirs-faire : chorégraphique et plastique. C'est une performance dans la durée, trois heures, où le public est invité à venir, le temps qu'il voudra ! On est entre l’œuvre plastique et l'exposition d'un cours de couture. On est en perpétuel construction/déconstruction. On est Dupeyron et Deschemin Construction.


CIE MEDULLA

En résidence du 26 au 30 septembre et du 3 au 10 novembre

pour le projet Le Grand Luminaire
à voir du 9 au 17 mars à 20h
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« Le Grand Luminaire » est une expression issue de la symbolique médiévale qui désigne le soleil et la lune. « Petit Luminaire » désignant les autres astres.
Après Radix (2007) et Persistance (2012), le Glob Théâtre retrouve le duo Naomi Mutoh et Laurent Paris pour une nouvelle danse butô / musique live électronique. Face au chamanisme technologique, ils explorent des archaïsmes nouveaux : addiction au jeu vidéo, téléphone portable, âme et communications tactiles, etc. Ils s'interrogent : Quels sont nos nouveaux totems ? Où les psychopompes iront-ils chercher les âmes perdues ? Quelles sont les nouvelles extases ? Quels sont les rituels d'initiation et de guérison persistants ?
Le contexte actuel, déluge numérique, réactive les archétypes du Butô des origines ̶ phénomène de résilience chamanique face à la métamorphose accélérée d'une civilisation.
Sur scène, Naomi Mutoh et Laurent Paris s'entourent des danseuses Maï Ishiwata et Yumi Fujitani pour une chorégraphie en sept tableaux.


Jean-Sébastien Lourdais et la Cie Les Marches de l'Eté

En résidence du 10 au 14 octobre

pour le projet Je suis une erreur de Jan Fabre

Création 30/30 - Janvier 2017
Performance (Danse/Théâtre)
Avec Jean Sébastien Lourdais - Chorégraphe et danseur (Fabrication Danse-Montréal)
Chorégraphie : Jean-Luc Terrade et Jean Sébastien Lourdais

La rencontre Terrade/Lourdais :
Notre rencontre a eu lieu lors des invitations faites à Jean-Sébastien Lourdais et sa compagnie à venir présenter deux de ses créations dans le cadre des Rencontres de la forme courte 2010 et 2013 (Contrôle-Reaction et Ve r s) et lors de sa résidence à l’Atelier des Marches pour une troisième (La chambre anéchoïque créée aux Hivernales à Avignon). Lors de ses séjours à Bordeaux il a pu voir et apprécier deux de mes propositions en tant que metteur en scène : Le bain de Jean-Luc Lagarce et Faut voir de Didier Delahais. « Homme de corps, de transformation et de mouvement, je porte un intérêt au texte /corps (fusion). Pourquoi Jean-Luc ? Lors de la présentation du Bain j’ai été passionné par le traitement du texte, sa «neutralité» et par l’installation visuelle qui devient contemplative, presque hypnotique... ». Jean-Sébastien.

www.lesmarchesdelete.com


Atelier de Mécanique Générale Contemporaine

En résidence du 7 au 10 novembre et du 28 novembre au 2 décembre

pour le projet From the jungle
créé au Glob du 7 au 16 décembre à 20h
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Jean-Philippe Ibos s'applique depuis plusieurs années à un exercice de traduction du monde. Cela dans ses spectacles, Petites misères, grandes peurs / Bimbeloterie / Mords la main qui te nourrit, mais aussi dans des formes inventives que sont les revues de presse artistiques (en 2008, comme artiste associé au Glob Théâtre à Bordeaux ; et durant les six ans de compagnonnage avec la ville de Pessac, de 2009 à 2014). Cet exercice est appuyé sur une documentation tous azimuts. Dans son classeur « Travers de l'Espèce », l'auteur a rassemblé une collection de cas d'espèce. C'est en partant de ce matériau brut que se précise peu à peu l'écriture de contes explorant le monde contemporain sous forme de « Portraits de travers ». Au détour des éclats du verbe, l'abîme s'ouvre, les corps se perdent et l'humain entre...

Le miroir que nous tend Jean-Philippe Ibos, habitué du Glob Théâtre, n'est pas toujours tendre ou gratifiant mais il ne manque jamais d'humour.
Dans « From the jungle »,Jean-Philippe Ibos (texte) et Tony Leite (musique) sont tour à tour conteurs, manipulateurs ; ils chantent, jouent et expérimentent des « Portraits de travers ». Chaque portrait présente un cas d'espèce. Traités avec humour, taillés à grandes enjambées, ils éclairent la mécanique des hommes.


Donatien Garnier

En résidence du 22 au 30 novembre

pour le projet L'Arbre Intégral
Sorties de résidence : les 28 et 30/11
Danser avec une arborescence virtuelle en trois dimensions. L’Arbre Intégral est un spectacle de 50 minutes qui transpose un texte arborescent dans un univers scénique investi par un décor en réalité virtuelle 3D avec lequel un danseur interagit en temps réel.
Une première version (étape de travail) a été présentée au festival de danse contemporaine NEUFNEUF, le 19 novembre 2015 puis au Centre de Recherche Chorégraphique de Bordeaux Métropole, le Cuvier, dans le cadre du Festival FACTS, le 25 novembre 2015. Une nouvelle version sera présentée au Glob.

Un volume matriciel flotte dans l’espace scénique, sombre et silencieux. Comme stimulée par les premières paroles d’un lecteur situé à l’extérieur de la scène, cette graine énigmatique germe. Elle donne naissance à une série d’arborescences qui colonisent successivement le volume scénique dans lequel évolue un danseur. La métamorphose progressive du décor en trois dimensions et l’évolution constante de la musique suivent la structure du texte composé de 127 poèmes répartis en six niveaux de sens. Dans cet espace où la complexité s’installe peu à peu, alternant prolifération, jaillissement et rétractation, le danseur doit sans cesse négocier, lutter, ruser, inventer pour conserver son équilibre, son intégrité. Interagissant en temps réel avec le décor via un casque de réalité virtuelle puis un détecteur de mouvement Kinect2, il est le révélateur poignant des tensions et des connivences entre l’humanité, la nature et la technologie, le sensible et l’abstraction, le réel et le virtuel.

www.donatiengarnier.com


 

Didier Delahais

en résidence du 3 au 11 janvier

Pour le projet J'irai Dehors

créé au Glob du 12 au 20 janvier
Après Faut Voir, Didier Delahais a souhaité creuser plus encore ce personnage choral, interprété par trois acteurs au Glob Théâtre (2013), dans une mise en scène de Jean-Luc Terrade. Il s'agit cette fois de donner vie à un personnage seul au plateau, et de tenter de rendre compte de son intimité dans son dialogue avec le monde extérieur. Dans un non lieu, où temps et espaces se touchent, se superposent et se confondent. Où il fait état de sa fragilité et de son désir d'être, avec et sans les autres, par la dérision et l'humour. Un homme porteur d'une identité floue, poreuse, traversée dehors par ceux qui croisent son chemin, et devant composer dedans avec d'autres, au centre de sa polyphonie intérieure.
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Sohrâb Chitan

en résidence du 5 au 13 janvier

pour le projet Animus/Anima
création dans le cadre du FAB 2017
Ce ballet pour un danseur est une pièce sur notre androgynie, affirmée, assumée ou non. Le féminin/masculin, comme l'Orient/l'Occident, sont des complémentaires qui construisent notre personnalité. Dans l'Antiquité grecque, l'androgyne « rituel » était considérée comme le modèle de la coincidence des opposées, réunissant les puissances magiques et religieuses liées à chacun des deux sexes.
Sohrâb Chitan puise son inspiration chorégraphique dans l'ambiance festive des années 80.
www.sohrabchitan.com


 

Cie Mutine

en résidence du 6 au 17 Février

pour le projet Toutes Mes Lunes
de Yan Allegret, avec Muriel Barra et Olivier Lefrançois
Sortie de résidence le 16 Février
L’histoire d’un frère et d’une soeur. D’un frère avec ... 8 minutes de mémoire vive. L’histoire d’un homme et de sa perte de mémoire. Son histoire inventée prend corps dans celui de l’homme au plateau. Son histoire inventée prend mot dans le texte fragmenté donné en voix off. Le corps est là, en continu. Le texte est volontairement délivré par bribes. Fractionné à l’image de sa mémoire décousue. L’histoire d’un homme, de sa perte de mémoire et de sa relation à la vie, celle de sa soeur. Ou comment le décalage intime que crée cette perte de repères trouble et déséquilibre petit à petit cette relation et cette femme avec... « Tu sais, je crois que j’ai perdu toutes mes lunes !... Lui dit‐il »...